Leçon pour les juniors(1)
NAVKAR MANTRA
Namo
Arihantanam Je
m’incline devant les Arihantas,
Namo
Siddhanam Je
m’incline devant les Siddhas,
Namo
Ayariyanam
Je m’incline devant les Achāryas,
Namo
Uvajjhayanam Je
m’incline devant les Upādhyāyas,
Namo
Loe Savva- Sahunam Je
m’incline devant les Sādhus et les Sādhvis.
Eso
Panch Namokaro
Ces cinq inclinaisons
Savva-pavappanasano
Effacent tous les péchés.
Mangalananch
Savvesim
Parmi tout ce qui est favorable,
Padhamam
Havei Mangalam Ce
Navkar Mantra est le plus
favorable.
Le Navkar Mantra est le plus important
mantra dans le Jaïnisme. Il peut être récité à tout moment. En le récitant,
nous nous inclinons devant les Arihantas ou Arhats (les âmes qui sont parvenues
à l’état de non-attachement envers les choses de ce monde), les Siddhas (les
âmes libérées), les Acharyas (les chefs des sādhus et des sādhvis),
les Upādhyāyas (ceux qui enseignent les écritures aux sādhus et
aux sādhvis), les Sādhus (les moines qui ont volontairement renoncé
aux relations sociales, économiques et familiales) et les Sādhvis (les
nonnes qui ont fait de même). Collectivement, on les appelle Panch Parmesthis
(les cinq sortes d’êtres spirituels suprêmes). Dans ce mantra nous vénérons
leurs vertus plutôt qu’eux-mêmes en tant que personnes, c’est la raison
pour laquelle il n’y est pas fait mention des Seigneurs Mahāvira,
Parshvanath ou Adinath, etc lorsque nous récitons le Navkar Mantra, il nous
rappelle que nous avons besoin de faire comme eux. Ce mantra est aussi
appelé Namaskār ou Namokār Mantra parce que nous nous inclinons et
nous saluons.
Le Navkar
Mantra contient le message principal du Jaïnisme. Ce message est très clair.
Si nous voulons être libérés de ce monde, nous devons faire le premier pas du
renoncement en devenant un moine ou une nonne. C’est le début. Si nous
restons sur la bonne voie nous nous élèverons à un état plus élevé, celui
d’Arihant (Arhat) et enfin de Siddha, après notre nirvana (la libération du
cycle de la naissance et de la mort). Le but de tout Jaïn est ou devrait être
de devenir un Siddha.
Les
ARIHANTAS ou ARHATS
LES
SIDDHAS
Les Siddhas ce sont les âmes libérées. Elles ne sont plus parmi nous parce qu’elles ont totalement terminé le cycle de la naissance et de la mort. Elles ont atteint l’état ultime la plus haut, le salut. Elles n’ont plus aucun karma et elles n’en acquièrent plus de nouveaux. Cet état de vraie liberté est appelé Moksha. Les Siddhas éprouvent une béatitude absolue (un bonheur sans fin). Ils ont une connaissance et une perception complètes et un pouvoir infini. Ils n’ont ni forme, ni passion et par conséquent ils sont exempts de toute tentation.
LES ACHĀRYAS
Le message du Jina, du Seigneur Mahāvira, le dernier Tirthankara, est transmis par les Achāryas. Ce sont nos directeurs spirituels. La responsabilité du bien-être spirituel, mais non social ou économique, de tout le Sangha jaïn repose sur les épaules des Achāryas. Avant de parvenir à cet état, il faut faire de profondes études et maîtriser les écritures jaïnes (Āgamas). De plus, pour acquérir un haut niveau d’excellence spirituelle, il faut qu’ils soient capables de diriger les moines et les nonnes. Ils connaissent plusieurs langues et également, de façon approfondie, les philosophies et les religions du pays et du monde.
LES
UPĀDHYĀYAS
Ce titre est donné aux Sādhus qui ont acquis une connaissance spéciale des Āgamas et des systèmes philosophiques. Ils enseignent les écritures jaïnes aux Sādhus et aux Sādhvis.
LES SĀDHUS ET LES SĀDHVIS

Les Sādhus (moines) et les Sādhvis
(nonnes) sont détachés des aspects mondains de la vie et ont le désir d’une
élévation spirituelle. Ils ont renoncé à la vie dans le monde. Avant de
devenir moine ou nonne, une personne laïque doit observer la tradition des ascètes,
comprendre leur façon de vivre et faire des études religieuses. Lorsqu’elle
sent qu’elle sera capable de vivre comme un moine ou une nonne, il faut
qu’elle en informe l’Achārya qu’elle est prête à devenir un sādhu
ou une sādhvi. Si l’ Achārya est convaincu qu’elle est prête et
capable d’observer les vœux de moine ou de nonne, il lui donne la Dikshā.
Cette Dikshā, c’est
la cérémonie d’initiation qui a lieu lorsqu’un laïc devient moine ou
nonne. Au moment de cette initiation, le moine ou la nonne accepte
volontairement d’observer cinq engagements (vœux) majeurs pour le reste de sa
vie. Ce sont ceux de pratiquer :
1) la non-violence (ahimsā) absolue : ne commettre aucune sorte de violence,
2) la sincérité (satya) totale : ne se permettre aucune sorte de mensonge ou de fausseté,
3) l’honnêteté (asteya) absolue : ne rien prendre qui n’ait pas été donné,
4) la chasteté (brahmacharya) totale : ne se permettre aucune activité sensuelle,
5)
le détachement (aparigraha) complet : ne rien avoir au-delà de ce
qui est nécessaire pour le maintien de la vie quotidienne.
Ils observent encore d’autres choses
comme :
1) ne pas accepter de nourriture qui a été spécialement préparée pour eux,
2) ne pas manger avant le lever du soleil ou après le coucher du soleil,
3) ne boire que de l’eau bouillie,
4) marcher pieds nus et ne pas monter dans une voiture, un train, un avion ou tout autre véhicule,
5) ne pas rester longtemps dans même un endroit,
6) ne pas toucher quelqu’un du sexe opposé, même s’il s’agit d’enfants,
7) ne pas s’impliquer dans des activités sociales ou de société,
8) certains moines vont nus, d’autres portent des vêtements blancs,
9) toutes les nonnes portent des vêtements blancs,
10)
ils proposent leur direction spirituelle. La discipline de soi et la
pureté font partie de leur vie de tous les jours.
C’est pourquoi les moines et les nonnes
jaïns sont uniques. Leurs activités sont dirigées afin d’élever leuts âmes jusqu’au
Moksha ( l’état de libération).
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