La religion jaïne est lĄŻune des plus anciennes
du monde. Elle a été aussi connue sous les noms de Shraman Dharma, de Nirgrantha
Dharma etc. Ce nĄŻest pas une branche dĄŻune autre foi. Religion indépendante,
elle a été reconnue sous ces différents noms durant diverses périodes de temps.
Elle a été enseignée par des Tirthankaras aussi appelés des Jinas. Le disciple
dĄŻun Jina est appelé un Jaïn et la religion pratiquée par les Jaïns le Jaïnisme.
Chaque Tirthankara donne un nouvel essor à lĄŻordre jaïn. Cet ordre est connu
sous le nom de Sangha (communauté) jaïn. Le Sangha actuel a été organisé par le
Seigneur Mahāvira , qui est le 24e et dernier Tirthankara de notre
époque. Le Sangha jaïn se compose des quatre groupes suivants :
1. les Sādhus (les moines),
2. les Sādhvis (les nonnes),
3. les Shrāvakās (les hommes laïcs),
4. les Shrāvikās (les femmes laïques).
Le premier Tirthankara de la période actuelle
a été le Seigneur Rishabhadev, qui est aussi connu sous le nom dĄŻĀdināth. Les
noms des autres Tirthankara les plus populaires sont le Seigneur Shāntināth (le
16e ), le Seigneur Nemināth (le 22e ) et le Seigneur
Mahāvira (le 24e). Le Seigneur Mahāvira est le plus populaire de
notre époque.
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Le Seigneur Mahāvira a atteint le nirvana ( la libération de
lĄŻexistence dans le monde) en 527 avant J.C. Il a eu onze Ganadharas (disciples
principaux). Neuf sont parvenus à la libération (au salut) durant la vie du
Seigneur Mahāvira, alors que les deux autres, Gautamaswāmi et Sudharmāswāmi, lui
ont survécu. Gautamaswāmi est parvenu à la connaissance et à la perfection
parfaites et est devenu un Arihanta la nuit du nirvana du Seigneur Mahāvira.
Sudharmāswāmi fut le dernier des Ganadharas à parvenir au nirvana et à devenir
un Ariantha. Jambuswāmi, le disciple de Sudharmāswāmi, fut le dernier Arihanta
du cycle de temps actuel. Après Jambuswāmi, personne nĄŻa plus atteint la
connaissance parfaite ; elle a décliné lentement au fur et à mesure que le temps
passait.
Les enseignements du Seigneur Mahāvira nous
ont été transmis sous forme dĄŻécritures (Āgamas) par ses Ganadharas. Ils ont été
compilés en douze parties distinctes, connues sous le nom de dwadashangi (douze
parties). Ces compositions ont été acceptées par tous les adeptes. Cependant,
elles ne furent pas écrites pour longtemps. Les élèves Jaïns les apprenaient en
les mémorisant. Environs 150 ans après le nirvana du Seigneur Mahāvira, il se
produisit une sécheresse qui dura douze ans. Durant celle-ci, certains moines
émigrèrent dans le sud de lĄŻInde avec Bhadrabahuswāmi. Lorsque la sécheresse fut
finie, un certain nombre de moines retournèrent dans le nord de lĄŻInde. Ils
observèrent quĄŻil y avait des incohérences dans le souvenir oral des moines sur
le contenu des écritures jaïnes. Ils décidèrent de les faire compiler. Pour cela,
un premier concile (une première conférence) de moines se tint à Pataliputra,
environs 160 ans après le nirvana du Seigneur Mahāvira. Le moine Bhadrabahu, qui
connaissait bien les 12 Angas, ne put être présent à cette réunion. Les autres
moines ne purent compiler que les onze premiers Angas de mémoire et ainsi le
douzième fut perdu. Les moines du sud ne furent pas dĄŻaccord avec cette
compilation ce qui provoqua la première division dans le Jaïnisme. Les adeptes
se scindèrent en deux grands groupes, les Svetāmbaras et les Digambaras. Les
moines svetāmbara portèrent des vêtements blancs, les moines digambara ne
portèrent plus aucun vêtement.
Le second concile se tint à Mathura, 825 ans
après le nirvana du seigneur Mahāvira, sous la direction du moine Skandila.
Simultanément, un autre concile eut lieu à Valabhi, sous le leadership du moine
Nagarjunasuri. Toutefois, les textes des Écritures jaïnes ne furent pas mis par
écrit systématiquement avant le troisième concile qui eut lieu à Valabhi, 980
ans après le nirvana du Seigneur Mahāvira, sous la direction du moine
Devarthigani.
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LĄŻordre jaïn fut divisé en deux sections majeures
celle des Digambaras,
2. celle des Svetāmbaras.
Les sous-sections Digambara
La section des Digambaras sĄŻest sub-divisée,
dans les siècles récents, en sous - sections majeures et en sous-sections
mineures.
Les sous-sections majeures sont :
la Bisapantha
2. la Terāpantha
3. la Tāranapantha ou Samaiyapantha
La Bisapantha
Les adeptes de la sous-section Bisapantha reconnaissent les
Dharma-gurus, cĄŻest-à-dire les autorités religieuses connues sous le nom
de Bhattārakas qui sont aussi à la tête des Mathas jaïns, cĄŻest-à-dire de
monastères religieux. Dans leurs temples, les Bisapanthis vénèrent les statues
des Tithankaras et aussi de Ksetrapala, de Padmavati et dĄŻautres déités. Ils le
font avec du safran, des fleurs, des fruits, des friandises, des fruits et des
bâtons dĄŻencens (agra-battis) etc. Durant leurs vénérations, ils sĄŻassoient sur
le sol et ne restent pas debout. Ils font lĄŻArati i.e. quĄŻils agitent des
lumières sur les statues dans leurs temples et ils distribuent les prasada
i.e. les douceurs offertes aux statues. Cette Bisapantha est, dĄŻaprès certains,
la forme originelle de la section Digambara. AujourdĄŻhui, pratiquement tous les
Jaïns digambara du Rajasthan et du Gujarat sont des adeptes de la Bisapantha.
La Terāpantha
La sous-section Terāpantha est apparue en 1683
de lĄŻÈre Vikrama comme une révolte contre la domination et la conduite des
Bhattārakas. Il en est résulté que, dans cette sous-section, ces autorités
religieuses ne sont pas reconnues dans le nord de lĄŻInde. Par contre, dans le
sud les Bhattārakas continuent à jouer un rôle important. Dans leurs temples,
les Terapanthis placent les statues des Tirthankaras mais non celles de
Kshetrapala, de Padmavati et dĄŻautres déités. De plus, ils vénèrent leurs
statues non avec des fleurs, des fruits ou dĄŻautres végétaux, appelés
sachitta, mais avec du riz sacré dit " aksata ", du santal,
des amandes, des noix de coco sèches, des dattes etc. En règle générale, ils ne
pratiquent pas lĄŻ arati et ne distribuent pas les prasada.
LorsquĄŻils font leurs vénérations, ils restent debout.
Du fait de ces
différences avec les Bisapanthis, il est clair que les Terāpanthis apparaissent
comme des réformateurs. Ils sont opposés à certaines pratiques religieuses qui,
dĄŻaprès eux, ne sont pas de vraies pratiques jaïnes. La Terapāntha a effectué un
travail valable qui a consisté à extraire les Digambaras des griffes de
Bhattarākas qui nĄŻen font quĄŻà leur tête. De ce fait, les Terāpanthis occupent
une place particulière dans la communauté jaïne digambara. Ils sont les plus
nombreux dans lĄŻUttar Pradesh et le Madhya Pradesh. Il convient de noter que
bien que les sous-sections Terapantha apparaissent à la fois chez les Digambaras
et les Svetāmbaras, elles sont entièrement différentes lĄŻune de lĄŻautre. Alors
que les Digambaras Terāpantthis pratiquent la nudité pour les moines et la
vénération des statues, les Svetāmbaras Terāpanthis sont totalement opposés aux
deux.
La Tāranapantha
La sous-section Tāranapantha est connue
dĄŻaprès son fondateur Tāranaswāmi ou Tārana-tarana-swāmi (1448-1515). Elle est
aussi appelée Samaiyapantha parce que ses adeptes vénèrent Samaya
i.e. les livres sacrés et non les statues. Tāranaswāmi est mort à Malharagarh,
dans lĄŻancienne cité de Gwalior dans le Madhya Pradesh qui est le lieu principal
de pèlerinages des Tāranapanthis.
Les Tāranapanthis réfutent fortement la
vénération des statues, mais ils ont leurs propres temples dans lesquels ils
conservent leurs livres sacrés quĄŻils révèrent. Ils nĄŻoffrent pas de fruits ou
de fleurs lors de leur culte. En plus des livres des Digambaras, ils révèrent
les quatorze écrits sacrés de leur fondateur. Ils accordent plus dĄŻimportance
aux valeurs spirituelles et à lĄŻétude de la littérature sacrée, cĄŻest pourquoi
on trouve, chez eux, une absence complète de pratiques religieuses extérieures.
De plus, Tāranaswāmi était fermement opposé aux discriminations liées aux
castes. Il ouvrit les portes de sa sous-section aux Musulmans et aux personnes
de basses-castes en Inde.
Ces trois traits
principaux des Tāranapanthis, cĄŻest-à-dire a) lĄŻaversion pour la vénération de
statues, b)lĄŻabsence de pratiques religieuses extérieures et c) le refus des
distinctions de castes, ont été considérés comme une révolte contre les
croyances religieuses et les pratiques prévalant dans la section des Digambaras.
Il semble que Tāranaswāmi a formulé ces principes sous lĄŻinfluence des doctrines
de lĄŻIslam et des enseignements de Lonkashaha, le fondateur, chez les
Svetāmbaras, de la sous-section des Sthānakavāsis qui, eux non plus, ne vénèrent
pas les statues, considérant cela comme de lĄŻidolâtrie.
Les Tāranapanthis sont peu nombreux. Ils se
limitent au Bundelkhand, et aux secteurs de Malwa dans le Madhya Pradesh et de
Khandesh dans le Maharashtra.
La Gumānapantha
La Gumānapantha nĄŻest pas très importante et,
en fait, on connaît peu de choses sur elle. Cette sous-section aurait été fondée
par le Pandit Gumāni Rama ou Gumāni Rai, un des fils du Pandit Todarmal qui
résidait à Jaipur au Rajasthan.
Suivant cette Pantha,
allumer des bougies ou des lampes dans les temples jaïns est strictement prohibé
parce que cela viole la doctrine fondamentale de la non-violence. Ils se
limitent à rendre visite aux temples et à voir les statues qui sĄŻy trouvent sans
leur faire dĄŻoffrande.
Cette Pantha est devenue
célèbre sous le nom de shuddha amnaya cĄŻest-à-dire de tradition pure ou
sacrée, parce que ses adeptes mettent toujours lĄŻaccent sur la pureté de la
conduite, la discipline de soi et lĄŻadhésion stricte aux préceptes.
La Gumānapantha est apparue au XVIIIe
siècle et a fleuri surtout à cette époque. Elle prévalait dans plusieurs parties
du Rajasthan. On la trouve, maintenant, surtout dans les environs de Jaipur.
La Totāpantha
La Totāpantha est apparue comme le résultat de
différends entre les sous-sections Bisapantha et Terāpantaha. Beaucoup dĄŻefforts
sincères furent effectués pour trouver un compromis entre la Bisa (i.e. vingt)
Pantha et la Terā (i.e. treize) Pantha et le résultat fut la création
de la Sadhesolaha (i.e. seize et demi) pantha ou Totāpantha. CĄŻest
pourquoi les adeptes de la Sadhesolahapantha ou Totāpantha croient, pour partie,
aux doctrines de la Bisapantha et, pour partie, à celles de la Terāpantha.
La Totāpanthis sont extrêmement peu nombreux.
Ils vivent dans quelques secteurs du Madhya Pradesh.
En relation avec le détail des sous-sections
majeures et mineures chez les Digambaras, il est bon de noter que, récemment,
dans la section Digambara, une nouvelle sous-section majeure est apparue connue
sous le nom de Kanjipantha. Elle provient de disciples de Kanjiswāmi et elle est
devenue populaire spécialement dans les milieux éduqués. Saint Kanjiswāmi, un
Svetāmbara sthanakavasi de naissance, a largement réussi à populariser les
textes sacrés anciens du grand saint Digambara lĄŻAchārya Kunda-Kunda de lĄŻInde
du sud. Mais, en interprétant les écrits de Kunda-Kunda, Kanjiswāmi a donné plus
dĄŻimportance au nischaya-naya, qui est le point de vue réaliste, quĄŻau
vyavahara-naya, qui est le point de vue pratique, ce qui nĄŻest pas approuvé
par les Digambaras, en général, car ils considèrent que les deux ont une égale
importance. Toutefois, lĄŻinfluence de Kanjiswāmi sĄŻaccroît et les villes de
Sonagarh dans le Gujarat et de Jaipur dans le Rajasthan sont devenues des
centres dĄŻactivités religieuses diverses des Kanjipanthis.
Les sous-sectes Svetāmbara
Comme les Digambaras,
les Svetāmbaras ont éclaté dans trois sous-sections principales :
la Mūrtipūjaka
la Sthānakavāsi
la Terapantha.
La Mūrtipūjaka
Les Svetāmbaras les plus importants
appartiennent à la sous-section des Mūrtipūjakas qui sont des grands vénérateurs
de statues (mūrtis). Ils leurs offrent des fleurs, des fruits, du safran etc. et
ils les parent de riches vêtements et les ornent de bijoux.
Leurs ascètes couvrent
leur bouche avec des bandes de tissu blanc, sinon ils les tiennent dans leurs
mains lorsquĄŻils parlent. Ils demeurent dans les temples ou dans des bâtiments
spéciaux appelés des upasrayas. Ils recueillent leur nourriture dans des
bols chez différents shravakas et ils la consomment là où ils séjournent.
La sous-section des Mūrtipūjakas est aussi
connue sous des noms comme Pujerā (adorateurs), Derāvāsi (résidant
dans des temples), Chaityavāsi (séjournant dans des temples) et
Mandira-mārgi (allant dans les temples).
Les Shvetāmbaras Mūrtipūjaka sont répartis
dans toute lĄŻInde où ils travaillent dans les grands centres urbains. On les
trouve principalement concentrés au Gujarat.
La Sthānakavāsi
Les Sthānakavāsis ne proviennent pas
directement des Svetāmbaras mais de réformateurs dĄŻune ancienne section connue
sous le nom de section Lonka du Jaïnisme. Cette section Lonka fut fondée aux
alentours de 1471 par Lonkashaha, un riche marchand instruit dĄŻAhmedabad. Le
principe essentiel de cette section était de ne pas pratiquer la vénération de
statues. Plus tard, un certain nombre désapprouvèrent la façon de vivre de leurs
ascètes en déclarant quĄŻils vivaient moins strictement que Mahāvira lĄŻaurait
souhaité. Un laïque de la section Lonka, Viraji de Surat reçut lĄŻinitiation dĄŻun
Yati (un ascète) et gagna une grande admiration en raison de la rigueur
de sa vie. Beaucoup dĄŻadeptes de la section Lonka rejoignirent ce réformateur et
ils prirent le nom de Sthānakavāsis, signifiant quĄŻils nĄŻexerçaient pas leurs
activités religieuses dans des temples mais dans des Sthānakas qui sont
comme des halls de prières.
Les Sthānakavāsis sont aussi appelés
Dhundhiyas (chercheurs) et Sādhumargis (disciples des ascètes).
Excepté sur la question cruciale de la vénération de statues, les Sthānakavāsis
ne différent pas beaucoup des autres Svetāmbaras et aujourdĄŻhui
ils sĄŻappellent invariablement des Svetāmbara Sthānakavāsis. Il y a cependant
des différences entre eux et les Mūrtipūjakas dans lĄŻobservance de certaines
pratiques religieuses. Les Sthānakavāsis ne croient pas du tout à la vénération
des statues. Comme tels, ils nĄŻont pas de temples mais des sthānakas où
ils jeûnent, célèbrent leurs fêtes, prient, donnent des conférences etc. De
plus, leurs ascètes couvrent leurs bouches de bandes de tissu tout le temps et
ne portent pas de vêtements de couleur jaune ou autre, excepté le blanc. Ils
nĄŻadmettent lĄŻauthenticité que de 31 écritures sacrées des Svetāmbaras. Enfin
ils ne pratiquent pas de pèlerinages et ne participent pas aux fêtes religieuses
des Mūrtipūjakas.
Les Svetāmbaras Sthānakavāsis résident dans
différents centres dĄŻaffaires en Inde. On les trouve surtout au Gujarat, au
Punjab, dans lĄŻHarayana et le Rajasthan.
Il est intéressant de noter que deux sous-sections
qui ne vénèrent pas les statues i.e. les Tāranapanthis chez les Digambaras et
les Sthānakavāsis chez les Svetāmbaras sont arrivés très tard dans lĄŻhistoire de
lĄŻÉglise Jaïne et lĄŻon peut dire que lĄŻinfluence des Musulmans sur lĄŻesprit
religieux de lĄŻInde a été grandement responsable de cet essor. A ce sujet, Mme
S. Stevenson observe que " si un effet de la conquête musulmane a été de
provoquer une plus grande union des Jaïns avec leurs adeptes vénérateurs de
statues en face des iconoclastes. Un autre effet a été dĄŻen éloigner dĄŻautres de
lĄŻidolâtrie. Aucun oriental ne pouvait entendre un compatriote passionné
dĄŻorientalisme sĄŻélever contre lĄŻidolâtrie sans douter de la vertu de la
pratique dans son esprit. Naturellement cĄŻest à Ahmedabad, la ville du Gujarat
qui a été le plus sous lĄŻinfluence musulmane, que lĄŻon peut trouver la première
trace de ces doutes. Vers 1474 la section Lonka, la première des sections non-idolâtre
jaïne, fut créée et suivie par les Dundhiyas ou Sthānakavāsis vers 1653, dates
qui coïncident strictement avec les mouvements Luthériens et Puritains en
Europe " ( The Heart of Jainism).
La Terāpantha
La sous-section Terāpantha est dérivée de
celle des Sthānakavāsis. Elle a été fondée par Swāmi Bhikkanaji Maraj qui était
avant un ascète Sthanakavasi et qui fut initié par son Guru lĄŻAchārya
Raghunatha. Il fut en désaccord avec son Guru sur beaucoup dĄŻaspects des
pratiques religieuses des ascètes Shtānakavāsis. Lorsque celles-ci prirent un
tour sérieux, il fonda la sous-section Terāpantha le jour de la pleine lune du
mois dĄŻAsadha de lĄŻan V.S 1817,i.e. en 1760.
En tant quĄŻAchārya, Bhikkanaji mit lĄŻaccent
sur 13 principes religieux cĄŻest-à-dire : cinq Mahavratas (grand
v©«ux),cinq Samitis (régulations) et trois Guptis (contrôles et
restraintes). Sa sous-section fut connue sous le nom de Terā (qui
signifie treize)-Pantha. A ce sujet il est intéressant de noter que deux autres
interprétations ont été données de lĄŻemploi de ce terme Terāpantha pour cette
sous-section. Selon une version, cela voulait dire quĄŻil y avait seulement 13
moines et 13 laïcs dans cette Pantha lorsquĄŻelle fut fondée. Quelquefois, une
autre interprétation est donnée par ses adeptes, Terā signifiant votre et Pantha
voie, cela voudrait dire Ą° Oh ! Seigneur Mahāvira ! CĄŻest Votre voie Ą±
Les Terāpanthis ne sont pas des idolâtres et
sont très étroitement organisés sous la direction absolue dĄŻun seul Achārya qui
est leur chef religieux. Dans son histoire dĄŻun peu moins de 200 ans, cette
section a eu seulement 10 Achāryas depuis son fondateur, le 10e
actuel étant lĄŻAchārya Mahāprajna.
La pratique de diriger toute une Pantha par un
seul Achārya est devenue un trait caractéristique de la Terapantha et un exemple
pour les autres panthas.Il faut noter que tous les moines et toutes les nonnes
de cette section suivent scrupuleusement les ordres de leur Achārya, prêchent
sous son autorité et exercent toutes leurs activités religieuses suivant ses
instructions. Cette Pantha organise régulièrement une fête remarquable connue
sous le nom de Maryada Mahotasava. Cette fête distincte est célébrée,
chaque année, le 7e jour de la moitié brillante de la lune du mois de
Magha, lorsque les ascètes et les laïcs, hommes et femmes, se réunissent
tous en un lieu prédéterminé et discutent de leurs divers problèmes religieux.
Les pénitences des Terāpanthis sont
considérées comme très sévères. LĄŻhabit de leurs moines et de leurs nonnes est
semblable à celui des ascètes Sthānakavāsis, mais il y a une différence dans la
longueur du muhapatti i.e. du morceau de tissu quĄŻils gardent toujours
devant la bouche. Les Terāpanthis ne croient pas que lĄŻidolâtrie favorise la
délivrance et attachent de lĄŻimportance à la pratique de la méditation.
La Terāpantha est connue pour son organisation
disciplinée caractérisée par un Achārya, un code de conduite et une ligne de
pensée. Ses adeptes sont considérés comme des réformistes car ils se consacrent
uniquement à leurs pratiques religieuses. Par exemple, ils ne construisent pas
de monastères pour leurs moines lesquels habitent dans une partie de la maison
que les laïcs édifient pour eux-mêmes. Récemment, lĄŻAchārya Tulsi, le
prédécesseur de lĄŻactuel, a créé lĄŻAnuvrata Andolana ou " Mouvement du
petit v©«u " dont le but est dĄŻessayer dĄŻutiliser les doctrines spirituelles
jaïnes pour lĄŻélévation morale des masses, en Inde.
LĄŻapparition de la
Terāpantha est le dernier grand schisme dans la section des Svetāmbaras et cette
Pantha devient populaire. Les Terāpanthis sont encore limités en nombre, même si
on en note dans différentes cités en Inde, ils sont surtout concentrés à Bikaner,
Jodhpur et dans le Mewar au Rajasthan.
Les moines et les nonnes sont des personnes qui ont
volontairement abandonné leur vie de famille et les questions mondiales. Ils ont
accepté le cinq v©«ux majeurs pour élever leurs âmes sur le pla spirituel. Ils
suivent strictement les règles établies pour eux. Les laïcs hommes et femmes,
dĄŻun autre côté, continuent à mener une vie dans le monde. Ils peuvent observer
de façon totale ou limitée les douze v©«ux mineurs définis pour eux.
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