En se basant sur leur mobilité et sur leur nombre de sens,
les jivas sont classés en plusieurs catégories.
Suivant leur mobilité, les jivas se divisent en deux grandes
catégories :
A) immobiles ou shtavara jivas - qui ne
peuvent pas se déplacer par eux-mêmes et qui ont un seul sens,
B) mobiles ou trasa jivas - qui peuvent se
déplacer eux-mêmes et qui ont de deux à cinq sens.
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A)
Les jivas immobiles (sthāvara jivas) ou êtres ayant un seul sens ( ekendriya
jivas) :
Les jivas qui nĄŻont quĄŻun seul sens, celui du toucher, sont
appelés ekendriya jivas. Ils se subdivisent en cinq catégories :
1. Prithvikāya jivas ou Jivas à corps de terre.
Des formes de terre semblant inanimées sont en réalité des êtres vivants, par
exemple : la glaise, le sable, le métal, le corail etc. Ils ont des corps de
terre, dĄŻoù leur nom de prithvikāya, qui vient du mot sanscrit pour la terre
prithvi.
2. Apokāya
jivas ou Jivas à corps dĄŻeau. Des formes de différentes sortes dĄŻeau
paraissant inanimées sont aussi des êtres vivants, par exemple : le rosée,
le brouillard, lĄŻiceberg, la pluie etc. Elles ont des corps dĄŻeau, dĄŻoù leur nom
dĄŻapokāya qui vient du mot apo en sanscrit.
3. Tejokāya
jivas ou Jivas à corps de feu. De même, des formes inanimées de
différentes sortes de feux sont des êtres vivants, par exemple : les flammes,
les éclairs, les feux de forêts, la cendre chaude etc. Elles ont des corps defeu,
dĄŻoù leur nom de tejokāya qui vient du terme sanscrit tejas.
4. Vāyukāya
jivas ou Jivas à corps dĄŻair. De même, des
formes inanimées dĄŻair sont des êtres vivants, par exemple : le vent, les
tourbillons dĄŻair, les cyclones etc.Elles ont des corps dĄŻair dĄŻoù leur nom de
vāyukāya dérivé du sanscrit vāyu qui signifie lĄŻair.
5. Vanaspatikāya
jivas ou Jivas à corps de plantes. Il est bien connu
que les plantes poussent,, se reproduisent etc. et quĄŻelles sont considérées
comme des êtres vivants. Les arbres, les plantes, les branches, les fleurs, les
feuilles, les graines etc. sont quelques exemples de vie de plantes. Le terme
sanscrit pour plante est vanaspati dĄŻoù leur nom.
Les plantes vivantes peuvent avoir une âme ou plusieurs, dans un seul corps. En
fonction de cela, elles sont classées en sous-catégories suivantes :

Pratyek Vanaspatikäya Jiva :
Le mot pratyeka signifie individuel ou
seul. Une telle plante a une âme dans un seul corps. Les arbres, les buissons,
les tiges, les branches, les feuilles et les graines etc. sont tous des exemples
de cette catégorie.

Sädhäran Vanaspatikäya Jiva :
Le mot sādhāran signifie commun. Dans ces
plantes, il y a une vie multi-organique. Elles ont un nombre dĄŻâmes infini dans
un seul corps appelé « anantkāya ». Les racines, comme les pommes de terre, les
carottes, les oignons, lĄŻail, les betteraves etc. appartiennent à cette
catégorie.
B)
Les jivas mobiles ( trasa jivas) ou êtres aux sens multiples ( bahu
indriya jivas) :
Les jivas mobiles ont deux, trois, quatre ou cinq sens.
Ils sont divisés en catégories suivantes :
- les êtres ayant deux sens (dvi-indriya)
ont ceux du toucher et du goût. Ce sont, par exemple, les molusques, les vers,
les microbes dans les aliments qui ne sont pas frais, les termites etc.
- les êtres ayant trois sens (tri-indrya)
ceux du toucher, du goût et de lĄŻodorat. Ce sont, par exemple, les limaces, les
fourmis blanches, les mites, les insectes dans la farine, les punaises, les
mille-pattes etc
- les êtres ayant
quatre sens (catur-indrya) ceux du toucher, du goût, de
lĄŻodorat et de la vue. Ce sont, par exemple, les scorpions, les criquets, les
araignées, les coléoptères, les sauterelles, les mouches etc.
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-
les êtres
ayant les cinq sens (panca-indrya),
ceux du toucher, du goût, de lĄŻodorat, de la vue et de lĄŻouïe. Ce sont, par
exemple, les humains, les vaches, les lions, les poissons, les oiseaux etc.
Les êtres ayant les cinq sens se subdivisent, eux-mêmes, en :
- naraki ( êtres infernaux) qui sont des jivas vivant en
enfer,
- tiryanca (animaux), tels que les éléphants, les lions,
les oiseaux, les poissons etc.
- deva (êtres célestes) qui vivent dans le ciel,
- manushya ( êtres humains).
Parmi les êtres dotés des cinq sens, certains ont des pensées
et dĄŻautres pas. Ceux qui en ont sont appelés des sangni panca-indrya, les
autres des asangi panca-indrya.
Parmi tous les Jivas, ceux qui sont les plus heureux dans le
monde sont les êtres célestes, ceux qui souffrent le plus les êtres infernaux.
Ni les êtres célestes, ni les êtres infernaux ne peuvent faire des v©«ux. Ils ne
peuvent donc pas atteindre la libération durant leur forme de vie. Les animaux
possèdent une austérité limitée et, par conséquent, ne peuvent pas, non plus,
lĄŻatteindre directement. LĄŻétat dĄŻexistence humaine est le plus favorable pour
parvenir au salut, parce que durant cette vie on peut utiliser la logique, de
façon étendue, pratiquer des austérités et vivre de façon contrôlée. Ainsi,
cĄŻest seulement dans la phase humaine quĄŻun jiva parvient à la délivrance (moksha).
Tous les jivas ont des qualités spéciales liées au corps,
telles que paryāpti (le pouvoir) et prana (la vitalité). La substance inerte ou
ajiva ne les possède pas.
Paryāpti. Ce mot signifie un pouvoir
spécial grâce auquel le jiva absorbe de la matière (pudgala) comme la nourriture,
et la convertit en diverses énergies séparées. Il y a six sortes de paryāptis :ahar(
(la nourriture), sharir (le corps), indrya (les sens), shvasochchhvas (la
respiration), bhasha (la parole) et mana (la pensée).
Lorsque la vie dĄŻun jiva est achevée, lĄŻâme avec tejas (le
feu) et les matières karmiques quitte le corps courant et en acquiert un
nouveau. Dès quĄŻun jiva naît, la première chose quĄŻil fait cĄŻest de consommer de
la nourriture. Avec lĄŻaide du tejas du corps, il la digère. Après, le jiva
atteint graduellement le pouvoir dĄŻun corps et celui des sens. Les actions de
consommer de la nourriture, de développer le corps, de former et de fortifier
les organes des sens, se poursuivent continuellement. Le corps est formé dans
une durée appelée antarmuhurta ( dans 48 minutes). Puis, le jiva reçoit la
matière de la respiration, qui lui permet dĄŻavoir le pouvoir de respirer, et
finalement de penser.
Les ekendriya jivas, qui nĄŻont quĄŻun seul sens, possèdent les
paryāptis suivants : ahar, sharir, indriya et schvasochchhvas. Ceux qui en ont
deux, trois, quatre et, parmi ceux qui en ont cinq, les asangis ont, en plus, la
parole (bhasha). Les sangni pancendriya jivas possèdent en plus, mana paryāptii
(la pensée). Suivant le développement des paryāptis, les jivas sont classés en :
paryāpta jiva, et en aparyāpta jiva. Les premiers ont développé leurs paryāptis
au maximum de leur capacité, les seconds non.
Prana (la vitalité). Suivant le
développement du jiva, ils y a en lui dix sorte de pranas (de vitalités) qui
sont : le toucher (sparsha-indrya), le goût (rasa-indrya), lĄŻodorat (ghnan-indrya),
la vue (cakshu-indrya), lĄŻouïe (shravana-indrya), la pensée (mano-bala), la
parole (vacan-bala), la mobilité du corps (kaya-bala), la faculté dĄŻinhaler et
dĄŻexhaler (shvasochchhvas), le capacité de vivre (ayushya).
Les jivas qui ont seulement un sens possèdent quatre pranas :
le toucher, la respiration, le corps et la longévité.
Les jivas qui ont deux sens ont six pranas, à savoir, en
plus, le goût et la parole.
Les jivas qui ont trois sens ont sept pranas, à savoir, en
plus des précédents, lĄŻodorat.
Les jivas qui ont quatre sens ont huit pranas, à savoir, en
plus, la vision.
Les jivas qui ont les cinq sens sont divisées en deux groupes :
les asangis dont les pensées sont peu développées et les sangnis dont les
pensées sont totalement développées.
Les asangnis ont neuf pranas, à savoir, lĄŻouïe en plus. Les
sangnis ont dix pranas, à savoir, la pensée en plus.
La raison de connaître ces pranas, cĄŻest parce que toute
blessure, quelle que soit son importance, à lĄŻun dĄŻeux, est considérée comme
himsa (de la violence). Quand nous leur faisons de lĄŻ himsa, notre âme accumule
des mauvais karmas ou pāpa (des péchés). Par conséquent, éviter lĄŻaccumulation
de karmas cĄŻest observer lĄŻahimsa (la non-violence) envers ces dix pranas pour
toutes les catégories de jivas. Le premier v©«u de non-violence est très
important pour les laïcs, pour les moines et les nonnes. Vous comprenez,
maintenant, pourquoi nous disons « Ahimsa paramo dharma » (la non-violence est
la religion suprême), cĄŻest parce que, en observant lĄŻahimsa, nous protégeons
la vitalité de lĄŻâme.
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