Leçons pour les juniors (15)

SOURCES DE PÉCHÉS ( 12 à 18 )

Jusque là, nous avons détaillé les onze premières causes de péchés : la violence, le mensonge, le vol, le manque de chasteté, la possessivité, la colère, l’ego, l’avidité, la tromperie, l’attachement et l’aversion. Nous allons, dans ce chapitre, voir les sept autres.

12. Kalah. Ce mot signifie se battre. La plupart du temps, lorsque nous ne sommes pas d’accord avec d’autres, la première chose que nous faisons c’est de nous battre. Beaucoup se battent pour un sujet sans importance. Parfois, il peut nous sembler que nous pouvons gagner en nous battant, mais nous perdons à long terme. La frustration ou la colère est cause de cette façon d’agir. N’oublions pas que se battre peut aller jusqu’à briser une bonne amitié. Par conséquent, nous devons apprendre à laisser aller et à pardonner.

 

13. Abhyakhyana. Faire des fausses accusations, c’est abhyakhyana. Certains ne peuvent pas accepter leurs pertes et blâment les autres pour cela, même s’ils n’y  sont pour rien. Lorsque ceux-ci découvrent la vérité, ils perdent confiance dans ces gens. Par conséquent, avant d’accuser qui que ce soit, nous devons nous demander «  Quelle est la vérité et pourquoi je considère le gain à court terme ? » Aucune personne sage ne ferait cela. Par conséquent, acceptons la vérité et vivons en la reconnaissant, même si parfois elle peut ne pas nous être favorable.

 

14. Paishunya. Parler dans le dos de quelqu’un ou répandre des rumeurs est appelé paishunya. Beaucoup de personnes essayent de paraître intelligents en répandant des rumeurs sur les autres. C’est une mauvaise habitude qui mène à des frictions et à des querelles inutiles. Cela enlève du temps pour des actions constructives. Au lieu de faire des commérages, nous ferions mieux de prendre l’habitude d’apprécier les autres.

 

 

 

15. Parparivada. Ce terme est formé des mots para qui signifie : d’autres personnes, et parivada qui signifie critiquer. Beaucoup de gens ne font que critiquer les autres. Au lieu de les admirer, ils leur trouvent toujours des défauts. Si la critique est faite avec l’intention louable d’améliorer les choses, elle peut être considérée comme positive et constructive,  elle est, dans ce cas, bienvenue, mais si elle est faite pour démolir d’autres personnes, elle est alors considérée comme négative et on doit s’en abstenir. Elle crée une friction inutile, elle provoque la colère chez les gens, et elle peut aboutir à des résultats malheureux.

 

16. Rati-arati. Rati signifie : que l’on aime, tandis que  arati veut dire : que l’on déteste. Lorsqu’un ami vient à la maison, nous aimons cela, mais  si un étranger à l’aspect bizarre frappe à notre porte, nous  n’ aimons pas. Ces façons d’aimer et de ne pas aimer semblent être des réponses naturelles, mais nous ne devons pas oublier qu’elles impriment dans nos pensées le sentiment d’attachement ou d’aversion. Par conséquent, même si ces expressions peuvent paraître innocentes, nous devons y faire attention et essayer de les relativiser.

 

17. Maya-mrushavada. Dire un mensonge malveillant s’appelle maya-mrushavada. En tant que tel un mensonge est mauvais, mais lorsqu’il est réalisé avec malveillance c’est encore pire. Une conduite malveillante ne provoque que frictions et querelles. Non seulement nous devons éviter ces comportements mais encore nous devons nous tenir à l’écart de ceux qui les ont. Au lieu d’être méchants,  soyons bons envers les autres.

 

 

 

18. Mithyā-darshana-shalya. Ce terme est composé de l’association de trois mots : mithyā qui signifie faux, darshana qui signifie foi, et shalya qui veut dire épine. Ainsi cela signifie qu’avoir une fausse foi est une épine. Nous savons qu’une épine ne donne jamais du plaisir, mais plutôt qu’elle blesse toujours. De la même façon, conserver la foi dans une fausse croyance ne peut que nous conduire à rien d’autre que de la souffrance. Une croyance fausse peut commencer en croyant de faux maîtres, de fausses religions, de faux dieux. De faux maîtres sont ceux qui ne croient pas aux cinq vœux majeurs prescrits par les Jinas. Ils contribuent à la violence, au mensonge, au vol, aux activités sensuelles immorales et à la possessivité. Ces activités entraîneront notre perte ! De la même manière, les fausses religions diffusent un enseignement opposé à celui dispensé par les Jinas. Elles provoquent la violence, la colère, l’ego, la cupidité et l’attachement. Elles nourrissent l’amour et la haine. Par conséquent, elles sont mauvaises pour nous. De la même manière, un faux dieu est celui qui est teinté d’attachement et de haine. Lorsque quelqu’un a un préjugé, il ne peut pas donner d’avis correct. Les Jinas n’ont aucun attachement et aucune haine, par conséquent ils n’attendent rien des conseils qu’ils donnent.  Il n’y aucune raison qu’ils nous donnent une quelconque recommandation pour nous faire du mal. Ils ont atteint l’état le plus haut, en suivant la voie qu’ils nous ont montrée. Ils nous ont appris que nous sommes notre propre sauveur et que nous seuls pouvons nous sauver. Ainsi, nous devons avoir la foi dans de vrais maîtres, dans la foi juste, et dans le véritable dieu, si nous voulons rester à l’écart des problèmes.

 Ainsi, par les exposés des trois derniers chapitres, nous pouvons comprendre que chacune de ces 18 sortes d’activités, sources de péchés, sont mauvaises. Aussi longtemps que nous vivons, nous sommes obligés d’effectuer quelques-unes de ces activités, mais nous devons faire attention et les remplacer par des bonnes, afin de minimiser le mal qu’elles font à notre âme. Si nous sommes entraînés dans une action qui est  source de péché, en raison de circonstances inévitables, nous devons la faire à regret, et nous en repentir, mais jamais en éprouver du plaisir.