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Le?ns pour les seniors(7) 

SAMVARA

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Litt?alement, le mot samvara signifie blocage. Dans la th?rie du karma, il veut dire le blocage, l’arr? de l’invasion des karmas dans l’âme. C’est le contraire du mot āsrāva qui d?init l’afflux des karmas. Dans la le?n sur l?#257;srāva, nous avons pris l’exemple du bateau qui explique comment il agit. Vous ?iez all?faire du canot et vous passiez du bon temps quand vous avez remarqu?que de l’eau sortait de la coque. Imm?iatement, vous avez vu qu’il y avait un trou et que, si l’eau n’était pas arr??, le bateau allait sombrer. Vous avez trouv?le trou et vous l’avez bouch? afin d’arr?er la venue d’autre eau. Cet arr? de l’eau est appel?samvara. Notre ?e qui vagabonde dans les affaires du monde est dans une situation comparable. Nous avons beaucoup de trous (d’activit?) par lesquelles les karmas affluent en permanence. Nous en avons parl? ?propos de l?#257;srāva, ce sont : la croyance fausse, l’absence de vœux, les passions, la n?ligence et les activit? psychophysiologiques. Toutes permettent aux karmas de s’agglutiner ?span style="mso-spacerun: yes"> notre ?e. Une fois que nous avons compris les effets de ces activit?, nous devons nous efforcer de les contr?er afin de bloquer les nouveaux karmas pour qu’ils n’entrent pas dans notre ?e et qu’ils ne la fassent pas sombrer.

Il y a deux types de samvara : physique ou objectif, psychique ou subjectif. Le samvara physique c’est l’arr? de certaines activit? pour stopper l’invasion de particules de karma. Le samvara psychique c’est l’effort de notre conscience pour arr?er nos passions, afin d’éviter l’afflux direct de karmas par nos activit? mentales, physiques et verbales.

Les six sortes de samvara sont : 1) les attentions (samitis), 2) les contr?es (guptis), 3), les ?reuves (parīsahas), 4) les dix devoirs des sādhus (dasha yatidharma), 5) les m?itations (bhāvanās) et 6) la conduite (cāritra).

Ces six sortes de blocages des karmas ne sont r?llement efficaces que s’ils sont effectu? avec une foi in?ranlable dans les commandements du Jina. C’est pourquoi, la foi dans les principes religieux ( samyaktva) est en ?roite et profonde relation avec le samvara. Par le samyaktva, l?#257;srava que l’on appelle fausse croyance ou mithyātva est compl?ement bloqu?et arr?? Par la conduite juste (samyaka-cāritra) et les dix devoirs des sādhus ( yati dharma), l?#257;srava que l’on appelle absence de vœux est bloqu? Par les contr?es (guptis), les m?itations (bhāvanās) et les dix devoirs des sādhus (yati dharma), l?#257;srava que l’on appelle passions est bloqu? Par les attentions (samitis), les contr?es (guptis) et les ?reuves (parīsahas), l?#257;srava, que l’on appelle activit? physiques, verbales et mentales (yoga) et n?ligence (pramāda) est bloqu? Par la conduite juste (samyaka cāritra), l?#257;srava que l’on appelle absence de vœux, passions, activit? psychophysiologiques est bloqu?

1. Les attentions (samitis).

Les mots sam+iti signifient r?llement : usage correct. Comme exemples on peut citer : le fait d’avoir l’objectif juste, la discipline qui convient, la vigilance et l’attention de l’esprit.

On distingue cinq attentions (samitis) : īryā samiti, bhāshā samiti, eshanā samiti, ādāna bhanda matta nikshepa samiti et parithāpanikā samiti.

a) Īryā samiti, c’est l’attention dans les mouvements. Elle consiste ?agir prudemment, et avec soin, et ?regarder attentivement le sol, afin qu’aucun jīva ne soit bless?ou tu? Les sādhus observent cette attention de la fa?n la plus rigoureuse. C’est pourquoi ils ne marchent pas inutilement et uniquement sur la voie qui minimise au maximum la violence. Plut? que de marcher dans l’herbe ou sur des insectes, ils empruntent une autre route, m?e si elle est plus longue. Ils ne portent pas de chaussures afin de faire le moins de mal possible aux organismes qui sont sur le sol. Les la?s doivent aussi garder cela dans leur esprit et faire attention, lorsqu’ils marchent.

b) Bhāshā samiti, c’est l’attention en parlant. On doit limiter ou compl?ement ?iter de dire quoi que ce soit qui puisse provoquer la violence, la flatterie, la condamnation, le comm?age etc. ou employer des mots qui peuvent faire du mal aux autres. On ne doit pas faire de la peine en utilisant des mots grossiers ou injurieux et se limiter ou se dissuader d’émettre des id?s d?laisantes et irr?l?hies qui sont contraires aux principes enseign? par le Jina ou faire des expos? qui peuvent provoquer une croyance fausse. Les termes et les expos? doivent ?re toujours aimables et doux. Si quelqu’un s’est confess??un sādhu d’avoir eu des activit? mauvaises ou d’avoir p?h? il ne doit pas en parler ?d’autres. Ce samiti nous rappelle aussi que l’on ne doit effrayer personne par ses paroles ou ses discours, se moquer des autres ou pr?her une fausse doctrine.

c) Eshanā samiti, c’est l’attention en s’alimentant. L’attention doit aussi ?re appliqu? ?tout ce qui concerne la nourriture. Les sādhus doivent aller dans des maisons diff?entes chercher leur aum?e et ne prendre, dans chacun des lieux, qu’une petite portion pour leur nourriture permise, de fa?n que le la? dont l’aum?e est accept? n’ait pas ?cuisiner de nouveau. Ils doivent aussi ne prendre ni l?ume ni graines crus, ni des aliments qui ont ??en contact avec des ?res vivants, y compris ceux pris d’un fourneau br?ant, d’un four ou m?e d’un r?rig?ateur. Un sādhu ne doit pas aller chercher l’aum?e s’il pleut, ni accepter une nourriture qui lui serait apport?. Il y a quarante-deux fautes que les sādhus ne doivent pas commettre ?ce sujet. Notamment, ils ne doivent jamais prendre de nourriture ou d’eau la nuit. Un la? doit aussi s’abstenir de commettre un p?h? en offrant de la nourriture aux sādhus. Tout aliment intoxiqu?ou interdit ne doit ?re consomm?ni par les sādhus, ni par les la?s.

d) Ādāna bhanda matta nikshepa samiti, c’est l’attention en mettant ses habits ou d’autres choses. Un sādhu doit prendre le plus grand soin ?v?ifier, avant de mettre des v?ements, qu’il n’y a pas, dans les plis, des insectes ou des animalcules qui pourraient ?re ?ras?, bless? ou tu?. Il doit faire attention en prenant et d?osant les ustensiles et les livres, de m?e en s’asseyant, etc. Des pr?autions semblables doivent ?re aussi prises par les la?s.

e) Parithāpanikā samiti, c’est l’attention en se d?arrassant des excreta. Un sādhu doit faire tr? attention sur la fa?n et l’endroit o?il d?ose ses ordures, ses d?ritus ou ses excr?ents, pour ne faire aucun mal m?e ?des insectes ou ?des vermisseaux.

2. Les contr?es (guptis).

Le mot gupti signifie limitation, restriction, contr?e. Si samiti nous aide ?faire attention ?nos activit? physiques et verbales, gupti est destin??limiter et ?contr?er nos pens?s, nos paroles et notre corps. Il y a trois sortes de guptis :

a) la limitation et le contr?e des activit? de la pens? (manogupti). On doit s’interdire au maximum le chagrin, la col?e, la joie et l’anxi??(asatkalpanāviyogī). Il faut ?alement ma?riser les effets de l’amour, de la haine, de la peine et du plaisir (samatābhāvinī). On doit aussi ?re circonspect et penser fermement non aux choses ext?ieures mais ?son ?e(ātmārāmatā),

b) la limitation et le contr?e de la parole (vacanagupti). On doit limiter ses paroles en observant le vœu de silence (maunāvalambi), pendant un certain nombre de jours ou en parlant le moins possible et seulement quand c’est absolument n?essaire (vākniyami),

c) la limitation et le contr?e des activit? du corps (kāyagupti). On doit ?re attentif ?limiter ses activit? physiques suivant les r?les fix?s par les ?ritures (yathāsūtracestāniyami).

3. Les ?reuves (parīshahas).

Les 22 parīshahas se rapportent ?l’endurance de souffrances, d’épreuves, qui doivent ?re support?s avec s??it?et ?uanimit?pour que tous les karmas puissent ?re d?ruits. Elles sont pratiqu?s surtout par les sādhus et les sādhvis. Ce sont :

La faim. Un moine ne doit pas accepter de la nourriture qui a le moindre d?aut ou qui est pr?ar? avec l’une des quarante-deux fautes, m?e s’il est affam?

La soif. Un moine ne doit pas boire de l’eau qui n’a pas ??bouillie, m?e s’il a soif.

Le froid. M?e s’il fait froid, un moine ne doit pas souhaiter avoir un radiateur.

La chaleur. M?e lorsqu’il fait chaud, un moine ne doit pas d?irer un ?entail ou une climatisation.

Les morsures d’insectes. Si un moine est mordu par un insecte, lorsqu’il m?ite, il ne doit pas le chasser ou ?re irrit? Il faut qu’il le retire calmement.

Les v?ements. Un moine qui n’est pas digambara doit accepter n’importe quels v?ements qu’il re?it.

Un moine ne doit pas faire attention aux paroles m?hantes qu’on lui adresse.

Un moine doit supporter d’être frapp?et battu.

Un moine doit supporter les maladies.

Un moine doit dormir sur un lit en bois plat ou sur de l’herbe r?he.

Un moine ne doit pas prendre de bain.

Un moine doit supporter des v?ements d?hir? et ne doit pas en demander de nouveaux.

Un moine ne doit pas manifester sa honte ou son d?arroi, lorsqu’il va mendier des aum?es de porte ?porte.

Un moine ne doit pas ?re inquiet s’il n’obtient pas d’aum?e, au contraire, il doit penser qu’il a une occasion suppl?entaire de r?liser l’aust?it?

Un moine ne doit pas ?re attir?par la beaut?des femmes.

Un moine ne doit pas ?re troubl?par l’épreuve, lorsqu’il m?ite dans un cimeti?e.

Un moine ne doit pas ?re agit? m?e s’il souffre ou s’il a du chagrin.

Un moine ne doit pas ?re orgueilleux, lorsqu’il est honor?

Un moine ne doit pas ?re irrit? lorsqu’il est piqu?par des ?ines etc.

Un moine ne doit pas ?re triste de ne pas atteindre la connaissance, m?e apr? de bons efforts.

Un moine ne doit pas ?re d?rim?s’il est ignorant et ne peut pas lire. Il doit penser au karmodaya et poursuivre sa connaissance pratique.

Un moine doit essayer de comprendre le message du Jina et ne jamais en douter.

4. Les dix devoirs des sādhus (dasha yatidharma).

Les sādhus observent les dix grands devoirs suivants, de fa?n tr? s??e, alors que les la?s le font ?un degr?moindre.

Le pardon (kshamā), la politesse (namrata) et la douceur (laghutha), la simplicit?(saralāta), l’absence d’avarice (nirlobha), les aust?it? externes et internes (tapas), le contr?e des sens (samyama), l’absence de paroles condamnables (satya), la puret?mentale (shauca), la non-possessivit?(aparigraha) et la chastet?(brahmacarya).

5. Les m?itations (bhāvanās).

Bhāvanā signifie la m?itation par laquelle on motive son ?e ?mener de nobles r?lexions. Il y a 12 sortes de m?itations :

Anitya bhāvanā. Toutes les substances externes, le corps compris, sont transitoires (anitya). Elles sont p?issables et, par cons?uent, nous ne devons pas avoir de l’attachement pour elles.

Asharana bhāvanā. Les ?res humains connaissent une agitation ?orme. Lorsque survient la mort et que l’âme quitte le corps, personne ne peut venir en aide au jiva. Il est impuissant. Sa fortune, sa famille etc. doivent ?re abandonn?s ?ce moment l? Rien de valable ne peut fournir un refuge, aussi pourquoi compter sur quoi que ce soit ?

Samsāra bhāvanā. Dans le cycle du samsāra, c’est-?dire des naissances et des morts, la m?e peut devenir la femme, la femme peut devenir la m?e, l’ennemi l’ami etc. Combien est futile le samsāra ? Nous ne devons pas avoir d’attachement pour lui.

Ekatva bhāvanā. ?nbsp; Je suis seul, je suis n?seul, je mourrai seul, je suis malade seul, j’ai ?souffrir seul, j’ai ?conna?re le karma que j’ai gagn?seul ? Par cons?uent, on doit faire attention et se tenir ?oign?de l’attachement et de la haine.

Anyatva bhāvanā. ?nbsp;Mon corps est transitoire et diff?ent de moi. Je suis l’âme qui n’est pas p?issable, alors que mon corps l’est. M?e ma fortune, ma famille etc. ne sont pas miennes. Elles sont diff?entes de moi, par cons?uent, j’abandonne mon attachement pour ces choses ?o:p>

Ashauca bhāvanā. ?nbsp; Mon corps est compos?de substances impures. Il est nourri, aussi, par des substances impures. Je veux abandonner les attachements pour mon corps et m’engager dans la discipline de soi, le renoncement et les efforts spirituels ?

Āsrava bhāvanā. Penser ?l’influx des karmas. Toutes les causes de cet influx doivent ?re abandonn?s.

Samvara bhāvanā. Samvara signifie blocage de l’influx des karmas. On doit m?iter sur samiti, gupti, yati dharma etc. rejeter toutes les activit? et essayer de r?uire ou arr?er l’asservissement du karma.

Nirjarā bhāvanā. Nirjarā signifie effacer tous les karmas que nous avons. On doit penser aux bienfaits que l’on re?it de chacune des 12 sortes de tapas ou d’aust?it? qui facilitent le nirjarā. Il faut m?iter sur ces aust?it?, en vue de d?ruire les p?h?.

Lokasvabhava bhāvanā. Lokasvabhava signifie que l’on doit m?iter sur les trois lokas que sont : 1) le monde sup?ieur, 2) le monde m?ian, 3) le monde inf?ieur, et aussi sur tout l’univers rempli d’âmes et de mati?es.

Bodhidurlabha bhāvanā. ?nbsp;Il faut m?iter sur la difficult?qu’ont les ?es qui errent, sans but, dans les quatre ?ats d’existence, dans le samsarā, pour atteindre le dharma ja?. Elles ne doivent pas montrer la moindre n?ligence dans l’observation de la religion propag? par le Jina ?o:p>

Dharma bhāvanā. ?nbsp; Oh Bienheureux Arhat ! L’omniscient, qui a expos?un excellent shruta dharma et cāritra dharma. Je m’engage moi-m?e dans ce dharma ?o:p>

On doit pratiquer sans cesse ces m?itations.

6. La conduite (cāritra).

Ce point fait l’objet de la le?n pour les seniors (9).


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