SAMANA SUTTAM
(SHRAMANA SUTRA)
Première Partie
11. Préceptes sur la non-possessivité (Aparigrahasūtra)
(140)Du fait de l’attachement, une personne commet la violence, dit des
mensonges, commet des vols, pratique le sexe et désire un amas de choses sans
limite.
(141)Une personne, qui amasse même le plus petit montant d’une chose animée ou
inanimée ou qui donne son consentement à un autre de le faire, n’échappera pas
à la souffrance.
(142)Quiconque se délivre de l’instinct de possessivité peut renoncer à sa
possession. Un moine qui n’a rien à lui a véritablement vu le chemin (de la
libération).
(143-144)L’attachement à la possessivité est de deux types : interne et
externe. La possessivité interne est de quatorze sortes : 1) la foi erronée,
2) le désir sexuel pour les femmes, 3) le désir sexuel pour l’homme, 4) le
désir sexuel pour les deux, 5) le rire, 6) l’attraction, 7) la répulsion, 8)
le chagrin, 9) la peur, 10) le dégoût, 11) la colère, 12) l’orgueil, 13) la
tromperie et 14) la cupidité.
Les possessions externes sont au nombre de dix : 1) les terrains, 2) les
maisons, 3) la richesse et les grains, 4) le stock de biens ménagers, 5) les
ustensiles, 6) les esclaves masculins et féminins, 7) les animaux, 8) les
véhicules), 9) les literies et 10) les sièges.
(145) Celui qui est complétement dépourvu de toute possessivité est calme,
serein dans sa pensée et parvient au bonheur de l’émancipation que même un
empereur ne peut pas obtenir.
(146)Le renoncement à l’attachement est utile pour contrôler les organes des
sens comme le crochet du conducteur est utile pour contrôler un éléphant et le
fossé pour protéger une ville. Certainement, le contrôle des organes des sens
est identique au renoncement à toute possession.