SAMANA SUTTAM
(SHRAMANA SUTRA)
Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION
19.Préceptes sur la connaissance juste (Samyagjñānasūtra)
(245)Après avoir écouté les écritures, une personne parvient à connaître ce
qui est bon et ce qui est blâmable, ayant ainsi la connaissance en écoutant,
on doit faire ce qui conduit au bien-être.
(246)Aussi, sous l’influence de sa connaissance (scripturale), il devient
ferme dans sa foi, sa méditation, son observation des vœux, son self-contrôle,
et il vit une vie de pureté toute sa vie sans aucune défaillance.
(247) Comme un moine continue à maîtriser les écritures avec une dévotion
extraordinaire et un intérêt sans limite, il éprouve un bonheur suprême avec
une foi renouvelée accompagnée d’une absence de passion.
(248) Une aiguille avec un fil (passé dedans) n’est pas perdue, même quand
elle tombe dans un tas d’ordures, de même, une personne qui possède la
connaissance des écritures ne perd pas son soi, même si elle est impliquée
dans le cycle des transmigrations.
(249)Ceux qui ont renoncé au joyau de la foi juste continueront à errer dans
différents états de l’existence ordinaire, car elles sont dépourvues des
dévotions particulières aux qualités vertueuses, même si elles peuvent
connaître les diverses écritures.
(250 et 251 ) Une personne, qui a en elle-même un iota d’attachement, bien
qu’elle puisse connaître toutes les écritures, ne comprendra pas la nature de
l’âme. Celui qui ne connaît pas la (nature de l’âme) ne connaîtra pas non plus
le non-âme. Comment une personne, qui ne connaît pas l’âme et le non-âme,
peut-elle devenir une personne qui a la foi juste ?
(252) Suivant les enseignements du Jina, la connaissance est ce qui aide à
comprendre la vérité, contrôle la pensée et purifie l’âme.
(253) Suivant les enseignements du Jina, c’est par la connaissance que les
liens de l’attachement sont rompus, l’attraction vers ce qui est favorable se
développe, et les sentiments d’amitié se renforcent.
(254) Celui là seul connaît toute la doctrine du Jina, qui connaît l’âme,
délivrée de la matière karmique, différente de tout autre chose, dépourvue de
toutes particularités et bien décrite dans les écritures.
(255) Celui qui sait que le soi est totalement différent du corps impur et qui
possède la connaissance comme sa propre forme connaît tout le corps des
écritures.
(256) Celui qui connaît l’âme comme le pur soi atteint un soi pur. Mais celui
qui considère l’âme comme ayant une nature impure devient lui-même impur.
(257) Celui qui connaît l’intérieur, connaît l’extérieur et celui qui connaît
l’extérieur connaît l’intérieur.
(258) Celui qui connaît l’un (le soi) connaît tout ce qui est autre ; et celui
qui connaît tout, connaît l’un (le soi).
(259) Soyez toujours plongé dans la connaissance pure ; soyez toujours
satisfaits d’elle, soyez heureux avec elle ; vous aurez le bonheur suprême par
elle.
(260) Celui qui connaît l’Arhat du point de vue de la substance, des attributs
et des modifications, connaît aussi l’âme pure ; son illusion prendra sûrement
fin.
(261) De même que quelqu’un qui a un trésor le dépense de façon bien élevée,
de même l’homme sage, qui a acquis le trésor de la connaissance, en jouit
ignorant tout plaisir dérivé de toute autre chose.