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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

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Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION

29.Préceptes sur la méditation (Dhyānasūtra)

(484) La méditation est prescrite à un moine comme la partie la plus vitale de sa religion, exactement comme la tête à un corps et les racines à un arbre.
(485) Un état d’esprit calme constitue la méditation, tandis qu’un esprit actif peut être engagé soit dans la contemplation ou dans la réflexion profonde ou dans la pensée.
(486) De même que le sel se dissout à son contact avec l’eau, de même si la pensée est absorbée dans la méditation, le feu de l’âme brille avec éclat, brûlant les karmas favorables et défavorables.
(487) Si une personne est exempte d’attachement, d’aversion, d’illusion et d’activités de la pensée, de la parole et du corps, elle devient remplie du feu de la méditation qui brûle les karmas favorables et défavorables.
(488) Une personne qui étant pure dans sa pensée et dans son corps, concentre sa pensée en étant assise dans une posture confortable, face à l’est ou au nord, devient absorbée dans la méditation parfaite.
(489) Une personne (engagée) dans la méditation doit s’asseoir dans la posture palyanka, arrêter toutes les activités de la pensée, de la parole et du corps, fixer le regard de ses yeux sur le bout de son nez et ralentir son expiration et son inspiration.
(490) Ayant condamné toute sa conduite mauvaise, ayant demandé pardon à tous les êtres vivants, ayant renoncé à la négligence, ayant calmé son esprit, on doit entreprendre la méditation jusqu’à ce que la chose méditée paraisse comme se tenant en face de soi.
(491) Dans le cas des moines qui ont calmé toute leur activité mentale, vocale et corporelle et ont parfaitement concentré leur esprit sur la méditation, il n’importe pas du tout qu’ils soient dans un village plein de monde ou dans une forêt déserte.
(492) Un moine adonné à la pénitence et désireux de pratiquer la méditation ne doit entretenir ni des pensées agréables, ni désagréables, sur les objets des sens.
(493) Un moine devient tout à fait calme dans sa méditation s’il a parfaitement compris la nature de l’existence ordinaire, s’il est dénué de tout attachement, s’il est sans peur, s’il est sans désir et s’il a développé une attitude d’indifférence envers le monde.
(494) Un yogi (un moine), qui médite sur l’âme dans la forme humaine pourvue de la connaissance et de la foi suprêmes, est un (vrai) yogi ; il met fin à tous ses péchés et il se libère des sentiments opposés de peine et de plaisir.
(495) Un moine qui voit que l’âme est distincte du corps, aussi bien que de toutes les autres possessions (externes et internes), devient exempt de tous les attachements et entreprend un renoncement absolu au corps et aussi à tous les objets externes.
(496) L’âme entreprend vraiment la méditation celle qui, au moment de méditer, connaît ce qui suit « Je n’appartiens pas aux autres et les autres ne m’appartiennent pas alors que je suis tout seul et sous la forme de connaissance ».
(497) Vraiment, si un moine, lorsqu’il fait la méditation, n’atteint pas la connaissance de la vraie nature de son âme, il ne peut pas obtenir la pureté ; il sera malchanceux comme une personne qui échoue à garder une pierre précieuse.
(498) On doit effectuer la méditation sur les trois états que l’on appelle pindastha, padastha et rūparahitatva qui respectivement sont ceux d’une âme incorporée ordinaire, d’une âme incorporée qui a atteint l’omniscience et d’une âme émancipée.
(499) Mahāvīra ayant pris une posture corporelle particulière et, s’étant libéré de toute instabilité, entreprit la méditation. A ce moment-là, dénué de tous les désirs du monde, il aurait inspecté par sa méditation tout ce qui existe dans la région supérieure, dans la région inférieure et dans la région médiane du monde.
(500)Les saintes personnes n’attachent pas de considération à ce qui existait dans le passé ni à ce qui existera dans le futur. Certainement, le grand sage, dénué de toute indulgence dans l’imagination et concentrant sa pensée sur ce qui a existé dans le présent, d’abord épuise et puis annihile (tous ses karmas).
(501) N’entreprenez pas d’acte corporel, ne dite rien et ne pensez à rien; ainsi vous deviendrez calme. Assurément,, la méditation suprême consiste en une âme engagée dans la concentration sur elle-même.
(502) Un esprit engagé dans la méditation n’est pas perturbé par les souffrances nées des passions ni par celles nées des actes mentaux, ni par la jalousie, le remords, le chagrin, etc.
(503) Un brave (moine) n’est ni mu, ni effrayé par l’affliction et les calamités ; son esprit ne devient pas infatué au moindre degré, pas même par les illusions célestes.
(504) De même qu’un feu favorisé par le vent brûle rapidement le combustible accumulé depuis longtemps, de même aussi, le feu de la méditation détruit en un instant le combustible illimité des karmas.