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Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Quatrième Partie
LA THÉORIE JAÏNE DE LA RELATIVITÉ

38. Préceptes sur la connaissance valable (Pramānasūtra)

(A)Les cinq sortes de connaissance

(674) La compréhension de la nature de soi et celle d’autres choses, lorsqu’elle est exempte de doute, de faute et d’incertitude est appelée la cognition juste ; elle est d’une forme déterminée et de différentes sortes.
(675) La connaissance est de cinq sortes : mati-jñāna (la connaissance dérivée des cinq sens et de la pensée), shruta-jñāna ( la connaissance obtenue par les écritures), avadhi-jñāna ( la clairvoyance), manahaparya-jñāna (la télépathie) et kevala-jñāna (l’omniscience).
(676) La connaissance est ainsi de cinq sortes : la connaissance sensorielle, la connaissance scripturale, la clairvoyance, la télépathie et l’omniscience. Les quatre premières résultent de la substance avec l’annihilation des karmas correspondants, tandis que l’omniscience vient après l’annihilation totale des karmas.
(677) La réflexion sur ce qui a été perçu, le raisonnement, le questionnement, l’examen, la recherche, la compréhension et le jugement sont les variétés de la connaissance sensorielle.
(678) La shruta-jñāna consiste dans la compréhension du sens des mots qui sont entendus ou est dérivée des sens et de la pensée et, en règle générale, elle naît de mots.
(679) La connaissance qui est acquise par les sens et la pensée en entendant ou en lisant l’écriture, et qui est capable d’exprimer son contenu, est appelée bhāva-shrutajñāna ; le reste de la connaissance (acquise par les activités de la pensée et les sens) c’est la matijñāna.
(680) La shrutajñāna est acquise par la matijñāna, alors que la matijñāna n’est pas acquise par la shrutajñāna, mais dans l’acte de nourrir les pensées, c’est la caractéristique de la matijñāna de précéder la shrutajñāna.
(681) La sorte de cognition qui limite la connaissance (directe) est appelée avadhi-jñāna i.e. la clairvoyance, dans les écritures, elle est aussi appelée sīmājñāna i.e. la cognition limitée. L’avadhi-jñāna est de deux sortes : l’une qui est produite en fonction d’un certain type de naissance et l’autre qui naît par la pratique de diverses qualités.
(682) Dans ce monde d’êtres humains, ce type de cognition est appelé manahparyayajñāna, qui comprend la pensée d’un autre, qui est déjà éprouvée, qui n’est pas encore éprouvée ou qui est seulement à demi-éprouvée, etc. Elle est de nombreuses sortes.
(683) La sorte de cognition qui est une, pure, parfaite, extraordinaire, infinie est appelée kevalajñāna, et là, comme d’habitude, le mot générique jñāna est ajouté au mot spécifique dénotant une sorte particulière de jñāna.
(684) La kevalajñāna comprend d’un seul coup tout ce qui est dans cet univers et au-delà dans sa totalité ; assurément, il n’y a rien dans le passé, le futur et le présent qui n’est pas compris par cette sorte de cognition.

(B)La connaissance directe et indirecte
(685) La cognition qui comprend la nature des choses sous une forme exacte et non contredite est appelée pramāna. Elle est de deux sortes : pratyaksha (directe) et paroksha (indirecte).
(686) Le mot « aksha » signifie une âme soit parce qu’il couvre l’ensemble des choses ou parce qu’il jouit de ces choses (les deux sens dépendent de deux étymologies différentes du mot « aksha » et du type de cognition), ce qui a été acquis par un « aksha » est appelé « pratyaksha » (la connaissance directe); elle est de trois sous-types.
(687) Les organes des sens physiques et l’organe interne i.e. la pensée sont quelque chose d’étranger à un aksha ou au soi, et la sorte de cognition obtenue au travers de l’instrumentalité des deux est appelée « paroksha » (la perception indirecte ), juste comme la cognition déductive.
(688) Les deux cognitions, «mati » et « shruta », sont « paroksha » i.e. indirectes parce qu’elles sont acquises par l’âme au moyen de choses autres qu’elle ou parce qu’elles sont nées de la mémoire de la relation saisie antérieurement, comme la cognition déductive.
(689) Dans un sens réel, la cognition acquise par d’autres sources est paroksha i.e. indirecte, alors que la cognition acquise directement par l’âme est pratyaksha. Mais la cognition acquise par un organe des sens est « pratyaksha », pratiquement ainsi appelée.