SAMANA SUTTAM
(SHRAMANA SUTRA)
Quatrième Partie
LA THÉORIE JAÏNE DE LA RELATIVITÉ
44. Hymne à Mahāvīra
(750) La connaissance juste est mon refuge, la foi juste est mon refuge, la
conduite juste est mon refuge, l’austérité et le contrôle de soi sont mes
refuges, Bhagavān Mahāvīra est mon refuge.
(751) Le Seigneur Mahāvīra possédait la perception qui comprend tout, une
connaissance suprême, ne prenait pas un repas qui ne convenait pas, possédait
la patience, possédait la fermeté, c’était l’homme le plus instruit dans le
monde, exempt de toutes possessions, de la peur, quelqu’un n’allant pas
renaître.
(752) Cet homme suprêmement sage a vécu sans demeure permanente, a traversé la
marée de la transmigration, a eu une vision illimitée, a montré une façon
suprême comme fait le soleil, a produit la lumière là où l’obscurité prévalait,
comme le fait le grand Indra Vairocana.
(753) De même que Airāvata est suprême parmi les éléphants, le lion parmi les
animaux, le Gange parmi les rivières, Garuda- le fils de Venudeva- parmi les
oiseaux, de même Jñātaputra est suprême parmi ceux qui prêchent l’émancipation.
(754) De même que l’octroi de la libération de la peur est le meilleur des
dons, le fait de ne pas dire des mots durs est ce qu’il y a de mieux dans les
exposés de la vérité, la continence est la meilleure des pénitences, de même
le moine Jñātaputra est le meilleur parmi les gens du monde.
(755) Que la victoire soit au Béni (=Mahāvīra) qui sait où les âmes ordinaires
prennent naissance, qui est un maître et une source de joie pour le monde
entier, qui est le Seigneur et celui qui désire le bien de l’univers, qui est
comme le grand-père du monde entier.
(756) Que la victoire soit à la grande âme Mahāvīra qui est la source de tous
les textes scripturaux, qui est le dernier parmi les Tīrthankaras, qui agit
comme maître de tout le monde !