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  CHAPITRE 1 LES DOCTRINES
1. Les doctrines philosophiques
2. La doctrine du « karma ».
3. Les doctrines du « nayavada » et du « syadvada ».
4. La doctrine de la voie de la libération.
5. Les doctrines éthiques.
CHAPITRE 2 PRÉCEPTES
1. La pratique de la religion.
  2. La valeur du contrôle de soi.
  3. La théorie du karma.
  4. La voie de la libération.
  5. Les règles de conduite.
  6. Les devoirs des ascètes.
  CHAPITRE 3 SON INFLUENCE

LES LEGS DE MAHAVIRA

 CHAPITRE 2   PRÉCEPTES

    

5. Les règles de conduite.

Ne faites du mal à aucun être vivant !

Tous les êtres vivants aiment leur propre vie, aspirent aux plaisirs et sont opposés à toute souffrance ; ils n’aiment aucune violence envers eux ; tout le monde désire vivre et la vie est chère à tous les êtres vivants.

On doit traiter toutes les créatures comme des équivalents de son propre Soi.

Voilà la quintessence de la sagesse des sages : ne faire du mal à aucun être vivant. La non-violence envers les êtres vivants doit être considérée comme le samaya i.e. l’essence de l’enseignement des écritures.

La non-violence est la religion suprême.

Si un homme tue des êtres vivants lui-même ou est la cause que d’autres les tuent ou même s’il est simplement consentant à ce qu’ils soient tués, il augmente son inimitié envers les êtres vivants.

Sachez et comprenez que toutes les catégories d’êtres vivants désirent le bonheur. En tuant ces êtres, vous tuez vos propres âmes, et vous renaîtrez encore et encore comme l’un d’eux.

L’impartialité ou l’équanimité envers tous les êtres vivants dans le monde, qu’ils soient amis ou ennemis, et l’abstention toute la vie de faire du mal aux êtres vivants, voila un vœu difficile à observer.

Le tout premier principe de la religion c’est l’ahimsa (la non-violence aux êtres vivants). Il doit être observé très scrupuleusement et parfaitement. On doit se conduire envers tous les êtres vivants avec la maîtrise et le contrôle qui conviennent.

Sachant que tous les maux et les chagrins viennent de la violence aux êtres vivants, sachant, en plus, que cela conduit à une inimitié et à une haine sans fin, et que c’est la cause d’une grande peur, un homme sage, qui est devenu éveillé, doit s’abstenir de toute activité malfaisante.

Ne tuez pas d’ êtres vivants d’aucune des trois façons (en pensée, en parole ou en action). Si vous cherchez votre intérêt en étant sans désir de fruit et en pratiquant un contrôle de soi complet, beaucoup sont devenus parfaits de cette façon dans le passé, beaucoup le deviennent à présent, et beaucoup le deviendront.

Toute violence, quelle qu’elle soit, aux vitalités matérielles ou conscientes, causées par une activité passionnelle de la pensée, de la parole ou du corps, est himsa.

Assurément, les non-apparitions de l’attachement et des autres passions est ahimsa, et leur apparition est himsa.

La vérité est le principe divin suprême.

O homme ! Sache que la vérité est le principe fondamental ! L’homme sage, qui reste toujours fidèle au commandement de la vérité, va au-delà de la mort.

Toujours violent envers les êtres vivants, soit par égard pour lui ou pour d’autres ou par colère ou par peur, il ne doit pas forcer aussi les autres à dire un mensonge.

Un homme sage ne doit jamais dire des paroles coupables ou chercher à excuser un péché, soit par colère, cupidité, peur ou plaisanterie.

L’himsa entre aussi, parfaitement, dans la tromperie.

Le troisième grand péché c’est de prendre ce qui n’est pas donné i. e. le vol. Cela cause de la douleur aux autres, endommage la vie, est cause de péché, d’alarme et de souci pour les autres. C’est la cause fondamentale de la cupidité pour la propriété des autres et de l’avidité. C’est un acte vil et ignoble, censuré par le bien. Il est cause de perturbation entre amis et êtres chers et donne naissance aux passions et à la haine.

S’abstenir de prendre ce qui n’est pas donné, même un cure-dents, etc. et n’accepter que des aumônes qui sont exemptes de toutes fautes, voila un vœu difficile à observer.

La prise d’objets qui n’ont pas été donnés est jugée comme étant un vol et c’est de l’himsa parce que c’est la cause d’une violence.

La chasteté est le meilleur de tous les vœux dans le monde.

La chasteté est la cause des austérités, des vœux, de la connaissance, de la foi, de la conduite, de la rigueur et de la discipline, qui sont tous excellents.

Parmi toutes les austérités, la chasteté est la plus grande.

Le manque de chasteté est la cause de tous les péchés et d’une multitude de grandes fautes.

Un moine chaste doit éviter une femme, même si ses mains et ses pieds sont coupés, ses oreilles et son nez sont tranchés, et bien qu’elle soit âgée de cent ans.

L’activité sexuelle a pour cause le désir et donc c’est de l’himsa.

Renoncer à tout sens de possession concernant la richesse, le blé et les serviteurs, s’abstenir de toute entreprise malfaisante et ne pas entretenir de sentiment de possession ou d’attachement : c’est un vœu très difficile.

Celui qui possède même une petite propriété de choses vivantes et non-vivantes ou qui consent à ce que d’autres la possèdent ne sera jamais délivré de la souffrance.

La propriété immobilière et mobilière, la richesse, le blé et autres avantages, rien de cela n’est capable de délivrer un homme de la misère, de la souffrance de la maturation de ses karmas.

Tout homme doit penser qu’il doit partir assurément un jour, laissant derrière lui terre, maison, or, fils, femme et parents - en fait, en laissant même son corps.

Si quelqu’un donnait la terre entière à un homme, cet homme ne serait même pas satisfait. Une personne avide est extrêmement difficile à satisfaire.

Lisant que la richesse augmente seulement vos chagrins et vos tracas, et que les liens de l’attachement ou de la possession apportent dans leur sillage de grands dangers, vous devez porter l’excellent joug de la religion, qui vous donnera un vrai plaisir, et qui vous apportera aussi le grand bonheur du moksha.

Le renoncement à toutes les possessions est ahimsa et l’appropriation de toutes les possessions est himsa.

La souffrance est absente, dans le cas d’un homme sans illusion, et l’illusion est absente, dans le cas de celui qui n’a pas de désir. Le désir est absent, dans le cas de celui qui n’a pas d’avidité, et l’avidité est absente, dans le cas de celui qui ne possède rien.