LES LEGS DE MAHAVIRA
CHAPITRE
2 PRÉCEPTES
1. La pratique de la religion.
La religion est le
bonheur suprême, elle est faite d’abstention de violence (envers les êtres
vivants), de maîtrise de soi et de pénitence. Même les dieux s’inclinent
devant celui dont l’esprit lui reste toujours fidèle.
De la racine grandit le
tronc de l’arbre, du tronc se dressent les branches et de celles-ci les
rameaux et les feuilles, puis les fleurs, les fruits et le jus sont
produits. De même, l’obéissance est la racine de l’arbre de la religion et
la libération le résultat suprême (c’est-à-dire le jus). C’est par
l’obéissance que l’on obtient rapidement et complètement la renommée et la
connaissance.
Tant que la vieillesse
n’a pas commencé à faire souffrir ou que la maladie n’a pas grandi ou que
les sens n’ont pas décliné, on doit pratiquer la religion.
Chaque jour qui passe ne
revient jamais. Dans le cas d’un hommes qui pratique l’irréligion, les
jours passent sans lui apporter le moindre fruit (bienfait).Chaque jour
qui passe ne revient jamais. Dans le cas d’un homme qui pratique la
religion, les jours passent en lui apportant beaucoup de fruits.
Dans le cas des êtres
vivants, entraînés par le courant rapide de la vieillesse et de la mort,
c’est la religion qui est l’île, la terre ferme, le refuge et le meilleur
abri.
C’est la religion
immuable, éternelle et permanente, exposée par les Jinas. Par son
intermédiaire, les éclairés ont atteint la perfection ; les autres aussi
l’atteindront, grâce à elle.