Jainworld
Jain World
Sub-Categories of JWFrench
       
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      

Maximes de Mahâvîra 

Il y a (toujours) une arme plus puissante qu’une autre, alors qu’il n’y a pas de non-arme  (ahimsa) plus puissante qu’une autre, c’est la seule. 

Ce que vous désirez pour vous-même, désirez-le pour les autres aussi. Ce que vous ne désirez pas pour vous-même, ne le désirez pas pour les autres ! C’est l’enseignement du Jina ! 

Les jouissances des sens procurent un plaisir momentané, puis une souffrance prolongée, plus de souffrance et moins de plaisir, ce sont aussi des obstacles au salut et une véritable  mine de malheurs. 

De même qu’une personne souffrant de démangeaisons considère que gratter son corps est un plaisir, bien qu’en réalité ce soit douloureux, de même, les personnes qui sont sous le charme de l’engouement considèrent que la jouissance sensuelle est agréable. 

Tout le monde connaît les souffrances de la naissance, de la vieillesse et de la mort et pourtant personne ne manifeste de mépris pour les objets des sens. Oh ! Comme il est serré ce nœud de la suffisance !  

Si une chose a une certaine forme définie, la considérer autrement, agir comme si elle était autre ou la décrire de façon autre,  c’est de la perversion. 

Chaque fois qu’une âme éprouve tel ou tel état mental, à cet instant même, elle est  assujettie aux bons ou aux mauvais karmas correspondants. 

Quelque fois ( au moment de la fructification) les êtres vivants sont contrôlés par les karmas, alors que d’autres fois ( au moment de l’action) les karmas sont contrôlés par eux, exactement comme au moment de prêter de l’argent le créancier est dans une position plus forte, alors qu’au moment de le rendre c’est le débiteur qui a la position plus forte. 

L’attachement et l’aversion sont des graines de karma. Le karma naît de la vanité, il est le cause essentielle de la naissance et de la mort ; la naissance et la mort sont dites être sources de souffrances. 

Même l’ennemi le plus offensif et le plus puissant ne cause pas autant de mal que le font l’attachement et l’aversion non contrôlés. 

La souffrance corporelle et mentale de tous les êtres humains et des dieux naît, jusqu’à un certain point, de leur désir sensuel constant ; celui qui est sans désir peut mettre fin  à cette souffrance. 

Ce qui libère de l’attachement doit être pratiqué avec le plus grand respect ; celui qui n’a pas d’attachement assure sa libération de l’existence en ce monde ; alors que celui qui  en a continue à errer sans fin dans celui-ci. 

Du point de vue réel, le corps et l’âme sont distincts l’un de l’autre, c’est pourquoi débarrassez-vous de votre attachement au corps parce que c’est la cause de la souffrance et de la douleur !