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Maximes de Mahâvîra 

La religion est suprêmement favorable, la non-violence, le contrôle de soi et la pénitence sont ses éléments essentiels. Même les dieux se prosternent devant ceux dont la pensée est toujours préoccupée par la religion. 

Je pardonne à tous les êtres vivants, puissent tous les êtres vivants me pardonner. Je cultive des sentiments d’amitié envers tous et je ne manifeste d’inimitié envers aucun. 

Même si une personne cupide arrive à accumuler une montagne d’or et d’argent cela ne signifie rien pour elle, car son désir est infini comme le ciel. 

De même qu’une grue naît d’un œuf et d’un œuf une grue, de même l’illusion  naît du désir ardent et le désir ardent de l’illusion. 

Véritablement je suis seul, pur, éternel, sans forme et je possède les qualités d’appréhension et de compréhension, excepté cela il n’y a rien, même pas un atome, qui soit à moi. 

Celui qui s’est débarrassé de l’illusion a son malheur anéanti, celui qui s’est débarrassé du désir ardent a son illusion anéantie. Celui qui s’est débarrassé de l’avidité a son désir ardent anéanti et celui qui ne possède rien a son avidité anéantie. 

Les nuits qui passent ne peuvent pas revenir. La nuit de quelqu’un engagé dans des actes coupables  est gaspillée. 

L’âme le connaît vraiment. Réellement, son âme est le témoin de sa religiosité,  par conséquent, il pratique une activité religieuse de façon qu’elle lui donne de la satisfaction. 

L’âme est l’auteur et le bénéficiaire, à la fois, du bonheur et du malheur ; l’âme est son  propre ami, quand elle agit bien, et son propre ennemi, quand elle agit mal. 

On peut vaincre des milliers et des milliers d’ennemis, dans une bataille invincible ; mais la victoire suprême consiste à se vaincre soi-même. 

Combats avec toi-même ! Qu’y a t’il de bon à combattre des ennemis extérieurs ? On peut atteindre le bonheur suprême en se vainquant soi-même. 

On doit se vaincre soi même, parce que c’est difficile. Celui qui a  vaincu son propre soi atteint le bonheur suprême dans ce monde et dans le suivant. 

C’est très bien que je doive me vaincre par le contrôle de moi-même et par la pénitence. Mais il n’est pas convenable que je sois vaincu par d’autres et fait prisonnier ou tué par eux. 

De même qu’une maison peut être contrôlée par une bride, les plaisirs sensuels et les passions peuvent être contrôlés, avec vigueur, par la connaissance, la méditation et le pouvoir de la pénitence. 

On ne doit pas être satisfait d’une petite dette, d’une petite blessure, d’une petite étincelle ou d’une petite passion, parce que tout ce qui est petit aujourd’hui peut devenir très grand demain. 

La colère détruit l’amour, l’orgueil détruit la modestie, la tromperie détruit l’amitié,  la cupidité détruit tout. 

On doit mettre fin à la colère par le calme, à l’orgueil par la modestie, au mensonge par la franchise et à l’avidité par le contentement. 

De même qu’une tortue se protège en rétractant tous ses membres dans son corps, de même, le sage se protège du mal en s’abstenant de l’extraversion. 

Lorsqu’un acte mauvais est commis, consciemment ou inconsciemment, on doit immédiatement se contrôler de façon qu’il ne soit pas commis de nouveau. 

En raison de l’attachement, une personne commet la violence, dit des mensonges, vole, s’adonne au sexe et fait le souhait d’amas illimité de biens. 

Quiconque se délivre de l’instinct de possessivité peut renoncer à ce qu’il a. Un moine qui n’a rien à lui peut vraiment voir le chemin de la libération. 

Celui qui est totalement exempt de possessivité est calme et serein dans ses pensées et atteint le bonheur suprême de l’émancipation que même un empereur ne peut obtenir. 

C’est le trait essentiel d’un homme sage qu’il ne tue aucun être vivant. Il faut absolument comprendre juste deux principes, à savoir : celui de la non-violence et celui de l’égalité de tous les êtres vivants.  

Tous les êtres vivants souhaitent vivre et non mourir, c’est pourquoi les nirgranthas (les personnes sans attachement)  prohibent la mise à mort d’êtres vivants. 

De même que la souffrance n’est pas agréable pour nous, il en est de même pour les autres.  Connaissant ce principe d’égalité traitez les autres avec respect et compassion ! 

Tuer un être vivant c’est tuer son propre soi, montrer de la compassion pour un être vivant c’est montrer de la compassion pour soi. Celui qui désire son propre bien,  ne doit causer aucun mal à un être vivant. 

L’être que vous voulez tuer est exactement le même que vous, l’être que vous voulez asservir est exactement semblable à vous-même. 

Le Seigneur Jina a dit que l’absence d’attachement, etc. est de la non-violence (ahimsa) alors que sa présence est de la violence (himsa). 

Même une simple intention de tuer est cause d’asservissement au karma, que vous tuiez réellement ou non ; du point de vue réel, c’est la nature de l’asservissement du karma.